Monsieur de Pourceaugnac (2005)

de Molière

théâtre par Astyamioches

 

Le nom ne fait pas le cochon. Détrompez-vous donc: s'il est un gentilhomme, certes mal dégrossi et de très fraîche noblesse, Monsieur de Pourceaugnac n'a pas la queue en tire-bouchon. Arrivé à Paris, il ne poursuit qu'un seul dessein : épouser la jolie Julie qui ne l'entend pas de cette oreille...de cochonne. Artifices, déguisements, mensonges, tout sera mis en branle afin que tourne en eau de boudin l'heureux projet de notre Provincial. Traîné dans la boue, cuisiné, puis mangé à toutes les sauces, notre petit pourceau n’aura d’autre ressort que de regagner sa soue, seul, et la queue entre les jambes. La morale de notre fable est que la seule basse-cour sied au cochon et qu’on ne peut confondre gentilshommes et gens bons, fussent-ils de Limoges. C’est que le XVIIème siècle, Louis XIV et Molière abhorrent le changement lorsqu’il est social ou matériel ; ils ne le tolèrent que chez l’artiste, le fourbe ou le brigand, à condition qu’ils aient du génie et sachent rester à leur place. Le changement dans la continuité, donc, et cochon qui s’en dédit !

Mise en Scène : Caroline Destermes

Avec :
Adèle Bizot, Etienne Bizot, Maxime Bizot, Louis Dubois, Vincent Marcadé, Fanny Martin, Marlène Mercier, Antoine Rocher, Pierre-Louis Rocher, Adrien Gâteau

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